Le temps passe, passe et trépasse. C'est nul, c'est tellement rapide, tellement triste en même temps. On le dit pas, on (j') évoque seulement, parfois, quelques phrases ou quelques choses qui me fait penser à cette personne expetionelle, mais avec la voix tremblante, c'est dure. Pourtant plus d'une année s'est écoulée et malgrès ca, malgrès tout ca j'ai encore et toujours cette putain de boule de merde qui me saisit la gorge, comme si on voulait m'étrangler ou m'enmpêcher de parler. Non, moi je veux en parler. Déjà, on aurait pas dû être séparé, tous, les uns des autres. Les photos, les souvenirs, et parfois même les rêves. Dans le coeur et dans l'âme. La famille s'est dispersée, certains sont partis en voyage sans prévenir, d'autres sont restés là. Les voyageurs n'ont envoyé ni carte postale, ils n'ont même pas passé un coup de fil. Mais je sais qu'ils reviendront parce qu'on ne peut pas partir sans prévenir, non. Chaque soirs en me couchant je me dis que de toutes façons c'est impossible de passer une journée, une semaine, un mois voir même plus d'un an sans ces présences, ces paroles, ces rires, cette bonne humeur et cette joie de vivre. C'est dure de se dire ca mais, ca se fait tout seul.. J'voulais pas grandir, voir se monde évoluer, les gens changer et la vieillesse faire son apparition. Et ces putains de larmes sont au bord de mes yeux, j'm'ettais dis que je ne les laisserait plus jamais s'échapper mais j'ai pas réussi. Et c'est un échec, une fois de plus. " Ah, tu sais que je t'aime ma tit' poup' !? " qu'il disait en me voyant arriver.. tit poup.. "ptite poupée".. Même l'an précédant, du haut de mes quinze jolies années j'ai toujours été appelée comme ça. Et il y a cette grande maison, celle qui a toujours été superbe. Le dernier jour, la dernière des dernière, on m'a demandé "tu veux rentrer une derniere fois?". Je l'ai vu, ils avaient tout vidé, j'ai vu les murs tout vides et les pieces tristes et sombres puis là mon coeur s'est enmêllé, ma tête a tourné, j'ai retenu mes larmes de toutes mes forces en respirant un grand coup.. Et depuis le coeur est lourd, pesant, chaque jours; et c'est sans se plaindre qu'on essaie d'avancer. La fierté, elle vient peut-être de là.. Maintenant il faut attendre, le réveil va sonner, maman va venir me réveiller, je lui ferait part de l'horrible rêve que j'ai fait et ensuite, dimanche prochain, celui qui arrive, on mange tous ensemble en famille dans la grande maison. Promis, on sera tous là.